Lettre à Monique Bayssac,
le 24 mars 2010
" Pour ta lecture de la métaphysique du trait :
1er point.
J'ai longtemps pensé que le langage était une perversion culturelle effroyable.
Et c'est vrai.
J'eus écris : "apprendre à parler c'est apprendre à devenir fou."
Aussi, j'ai appliqué ces convictions jusqu'à mes 22/23 ans.
Là
j'ai fais du théâtre. Et là, j'ai eus envie
d'écrire. Et je me suis incroyablement amusé à
écrire un français n'importe quoi qui s'apparentait
à du surréalisme.
Sauf que
C'etait surtout des concepts déstructurés agencés dans un isoloir culturel désarticulant.
Au final, je construisait l'insatisfaction.
Aujourd'hui je pense que le langage est l'art des sorciers.
À nous de choisir notre camps.
Moi j'ai choisi la sorcellerie.
Soit
user d'une technique universelle, comme le langage, afin de procurer
des sensations réelles, et ce malgré le bon vouloir du
devoir académique en la pensée.
C'est mal dit mais pour moi, le surréalisme, C'est cela :
Être dans la sorcellerie.
Faire parler le corps à l'esprit.
Redonner au langage, pour l'exemple du langage, toute sa valeur charnelle.
Rendre la valeur charnelle à la pensée.
J'ai plein de trucs à te raconter.
La
subversion, pour donner une raison d'être à ma vie
actuelle (cad après-squat), c'est en partie adhérer au
règles minimales d'une communauté.
Effectivement,
quelle envie pourraient-on avoir de changer une société
à laquelle on appartient pas, ou plus ?
L'inspiration subversive est toujours différente de son application.
Moi j'aime la drogue et je ne me drogue jamais.
Je suis fidèle à mes sens et pourtant je vis en France.
Il y a là l'amour du jeu, et donc de la règle.
l'esprit sportif est aussi le challenge : Comment faire pour que le monde me ressemble un peu plus ?
Je dois commencer par parler la même langue.
Et
si je veux écrire au monde, je veux que mes mots soient compris,
même si les idées, les syntaxes ne le seront pas, le mot,
lui, est là, compréhensible.
Et lorsque j'écris
pour moi, je parle francophone parce qu'ainsi je ne me sens plus seul,
et mes sens ont une raison d'être appliqués.
Si le
surréalisme est au dessus du réalisme, alors OUI, je suis
un surréaliste. Et mon handicap, c'est l'autre, et sa
compréhension de moi.
Je parle avec le corps, avec l'esprit et leur fusion ; dans l'espoir de réveiller l'alter-ego.
Pour ce qui est de la nature figurative ou autre de tes dessins, je crois que la réponse est dans le sujet de ton dessin.
L'intention crée le mouvement ; non l'inverse.
La folie, même Artaud n'en voulait pas.
J'aime beaucoup répondre à tes questions.
J'ai l'impression d'avoir des choses intéressantes à raconter.
Et, oui, je suis un extraterrestre. Et je suis ravi d'avoir intercepté tes ondes.
Phrase du jour (à intégrer dans la métaphysique du trait) :
"La nature coïncide."
Léopold "
Lettre à Monique Bayssac,
le 24 mars 2010
le 24 mars 2010
" Pour ta lecture de la métaphysique du trait :
1er point.
J'ai longtemps pensé que le langage était une perversion culturelle effroyable.
Et c'est vrai.
J'eus écris : "apprendre à parler c'est apprendre à devenir fou."
Aussi, j'ai appliqué ces convictions jusqu'à mes 22/23 ans.
Là j'ai fais du théâtre. Et là, j'ai eus envie d'écrire. Et je me suis incroyablement amusé à écrire un français n'importe quoi qui s'apparentait à du surréalisme.
Sauf que
C'etait surtout des concepts déstructurés agencés dans un isoloir culturel désarticulant.
Au final, je construisait l'insatisfaction.
Aujourd'hui je pense que le langage est l'art des sorciers.
À nous de choisir notre camps.
Moi j'ai choisi la sorcellerie.
Soit user d'une technique universelle, comme le langage, afin de procurer des sensations réelles, et ce malgré le bon vouloir du devoir académique en la pensée.
C'est mal dit mais pour moi, le surréalisme, C'est cela :
Être dans la sorcellerie.
Faire parler le corps à l'esprit.
Redonner au langage, pour l'exemple du langage, toute sa valeur charnelle.
Rendre la valeur charnelle à la pensée.
J'ai plein de trucs à te raconter.
La subversion, pour donner une raison d'être à ma vie actuelle (cad après-squat), c'est en partie adhérer au règles minimales d'une communauté.
Effectivement, quelle envie pourraient-on avoir de changer une société à laquelle on appartient pas, ou plus ?
L'inspiration subversive est toujours différente de son application.
Moi j'aime la drogue et je ne me drogue jamais.
Je suis fidèle à mes sens et pourtant je vis en France.
Il y a là l'amour du jeu, et donc de la règle.
l'esprit sportif est aussi le challenge : Comment faire pour que le monde me ressemble un peu plus ?
Je dois commencer par parler la même langue.
Et si je veux écrire au monde, je veux que mes mots soient compris, même si les idées, les syntaxes ne le seront pas, le mot, lui, est là, compréhensible.
Et lorsque j'écris pour moi, je parle francophone parce qu'ainsi je ne me sens plus seul, et mes sens ont une raison d'être appliqués.
Si le surréalisme est au dessus du réalisme, alors OUI, je suis un surréaliste. Et mon handicap, c'est l'autre, et sa compréhension de moi.
Je parle avec le corps, avec l'esprit et leur fusion ; dans l'espoir de réveiller l'alter-ego.
Pour ce qui est de la nature figurative ou autre de tes dessins, je crois que la réponse est dans le sujet de ton dessin.
L'intention crée le mouvement ; non l'inverse.
La folie, même Artaud n'en voulait pas.
J'aime beaucoup répondre à tes questions.
J'ai l'impression d'avoir des choses intéressantes à raconter.
Et, oui, je suis un extraterrestre. Et je suis ravi d'avoir intercepté tes ondes.
Phrase du jour (à intégrer dans la métaphysique du trait) :
"La nature coïncide."
Léopold "




